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La Recherche en quête d’Innovation

Séminaire Aristote

jeudi 18 Novembre 2010 Amphithéatre Cauchy, Ecole Polytechnique Palaiseau.

Coordination scientifique: Benjamin Candelon (Société Wallix); Bernard Monnier (MIM-Thales Research & Technology).

Vous pouvez aussi télécharger les actes complets (Introduction, résumés et transparents… attention: 26Mo environ).

Introduction

Dans de nombreux pays européens, les institutions ont multiplié les initiatives pour favoriser l’émergence de projets innovants et le transfert de savoirs et de savoir-faire entre le monde académique et le monde de l’entreprise. Cette stratégie s’est notamment concrétisée par le développement de pôles de compétitivité organisés à l’échelle régionale. Ces pôles ont pour rôle de favoriser la formation de partenariats entre PME, grandes entreprises et laboratoires académiques. Ils garantissent également l’excellence scientifique des projets par la délivrance de labels. Une forte médiatisation a accompagné la création des pôles de compétitivité. Mais ces acteurs ne sont que la partie émergée de l’iceberg. De nombreuses autres structures publiques ou privées se sont développées sur le thème de l’innovation et de la valorisation des travaux de recherche. En parallèle, des évolutions majeures ont eu lieu au sein des laboratoires académiques pour favoriser les interactions avec le monde de l’entreprise. L’objectif de ce séminaire est de présenter les différents acteurs gravitant autour de l’innovation. L’accent sera notamment mis sur les méthodologies associées à cette nouvelle façon de concevoir et de gérer les travaux de R&D et sur les différentes formes d’aide et de soutien associées. La dernière partie du séminaire sera consacrée à des retours d’expérience d’acteurs ayant participé à des projets d’innovation d’envergure.

Programme

08h45-09h15 Accueil-café
9h15-9h30 Introduction
9h30-10h40 Session “Les acteurs de la valorisation”
Pascale Altier (Directrice Incubateur Pasteur BioTop) L'Institut Pasteur et la création d'entreprises
Françoise Fabre (Directeur Adjoint Valorisation CEA, Président DIGITEO Valorisation) Valorisation de la Recherche dans un cadre mutualisé
10h40-11h00 Pause café
11h00-12h45 Session “Comment innover”
Jean-Baptiste Soufron (Directeur de ThinkDigital) Innovation et entrepreneuriat
Jérémy Legardeur (Enseignant chercheur à l’ESTIA) La créativité au service de l’Innovation
Dilara Vanessa-Trupia (Chercheur en Sociologie, membre de Silicon Sentier) La Cantine: d'un espace de travail collaboratif vers une plateforme d'innovation
12h45-14h00 Déjeuner
14h00-15h45 Session “Les aides à l’innovation”
Laure Reinhart (Directeur Général délégué en charge de l’innovation à OSEO) Dispositifs d’aide à l’innovation d’OSEO
Philippe Roy (Délégué Adjoint de Cap Digital) Le financement des projets collaboratifs
Gérard Cachier (Consultant, XMP Business Angel) Préparer une levée de fonds avec des Business Angels
15h45-16h00 Pause
16h00-17h15 Session “Retours d’expérience”
Dominique Pons (Directeur du GIE Alcatel-Thales III-V Lab) III-V Lab un exemple d’innovation ouverte
Karim Tekkal (Co-fondateur de Safe-IA, Ingénieur Chercheur au CEA LIST) De la technologie à la start-up : parcours d’un projet innovant sur le campus de Saclay 
17h15-18h00 Conclusion – Table ronde
——18h00 Fin du séminaire

Résumés des exposés

Pascale Altier (Directrice Incubateur Pasteur BioTop) “L'Institut Pasteur et la création d'entreprises”

L'Institut Pasteur et la création d'entreprises En 1998, l'Institut Pasteur a renforcé sa politique de valorisation qui vise à accroître les ressources financières issues de l'application de ses travaux de recherche. susceptibles d'applications industrielles ultérieures. Dans ce contexte, l'Institut Pasteur souhaite favoriser la création d'entreprises : outre la fourniture de moyens logistiques,scientifiques et intellectuels, il concède à ces sociétés ses brevets en licence, afin qu'elles créent de la valeur à partir de ces inventions générées à l'Institut Pasteur. La création d'entreprises à partir des laboratoires joue un rôle majeur dans la diffusion des technologies innovantes issues des travaux de la recherche pasteurienne.

Situé sur le campus de l’Institut Pasteur, Pasteur BioTop peut accueillir plusieurs entreprises de biotechnologies. Chaque entreprise bénéficie, pour une durée de 24 mois, de laboratoires entièrement équipés et d’un ensemble exceptionnel de services d’assistance - finances, comptabilité, brevets, assurance qualité, business development, juridiques, communication… - ainsi que de l’accès aux plates-formes technologiques, notamment à la génopole, de l’Institut Pasteur.

Jean-Baptiste Soufron (Directeur de Think Digital) “Innovation et entrepreneuriat”

Importance de l’innovation et du numérique. L’innovation est un élément fondamental de la croissance, et cet état de fait s’accroit encore avec le développement de la société numérique. D’abord parce le numérique n’est pas un domaine en tant que tel, mais une transformation transversale qui touche l’ensemble des secteurs de notre économie. Ensuite parce que les entreprises numériques ont aujourd’hui un impact profond sur notre société. L’irruption des réseaux a transformé la vie quotidienne des citoyens. Le développement des baladeurs MP3 a bouleversé le monde de la musique. Enfin, ces transformations prennent place dans une économie mondialisée où le développement d’une innovation à l’autre bout du monde pourra avoir des conséquences pour les entreprises et les usagers partout ailleurs.

Valoriser l’entrepreneur autant que le chercheur. Pour développer l’entrepreneuriat dans ce domaine, il ne faut pas garder le regard tourné vers le passé. Il faut valoriser la recherche. Il faut valoriser la création d’entreprise et l’innovation. L’entrepreneur est un créateur au même titre que le chercheur. Des mécanismes d’aide pour permettre le passage de l’un vers l’autre existent déjà. Mais des outils supplémentaires doivent être mis en œuvre pour aider l’entrepreneur lui-même.

Les entrepreneurs sont très variés et ont besoin d’être informés. La culture numérique et l’incitation à entreprendre doivent être plus répandues. L’innovation n’est pas nécessairement technologique, elle peut intervenir au niveau des usages ou du modèle économique. Les entrepreneurs sont très divers. Comme on peut le voir à Cap Digital, le numérique est transversal, et les créateurs d’entreprise y présentent des profils extrêmement variés : graphistes, designers, informaticiens, juristes, administrateurs, commerciaux, artistes, etc. De même, la majorité des entrepreneurs choisissent la voie de la création d’entreprise après une ou plusieurs expérience en milieu professionnel. Au-delà des jeunes créateurs d’entreprise qui commencent à la fin de leurs études, il est nécessaire de mieux accompagner ceux qui ont plus d’expérience du marché et dont les chances de succès sont les meilleures.

Au-delà des brevets, prendre en compte la valeur du code source, des logiciels open source, du web 2.0, etc. Les critères d’évaluation doivent évoluer pour prendre cette diversité en compte. Dans l’univers numérique, l’innovation ne se mesure pas forcément en brevets, mais en nombre d’utilisateurs, en nombre de contributeurs, en droits d’auteur sur du code source, en participation à des logiciels open source, ou à des contenus libres. Les mécanismes d’incitation doivent prendre cette évolution en compte, et des outils de formation approprié doivent être mis en place pour les entrepreneurs.

Assister le démarrage de projets en early stage. Il faut aider le démarrage de projets nouveaux de toutes tailles. Des sociétés comme Google ont ainsi mis en place des programmes proposant à des entreprises de faire financer des projets de petit montant, mais permettant de réaliser une preuve de concept, ou de compléter un projet déjà existant. Leur programme « Google Summer of Code » fédère ainsi plus d’un millier d’entreprises, dont des françaises, qui obtiennent des « coupons » de 5000 dollars représentant 3000 dollars de développement et 2000 dollars de gestion projets.

Multiplier les appels thématiques de R&D collaborative, et aider les entreprises à mieux réfléchir aux thèmes suivis par leur communauté. De la même façon, il faut multiplier les appels d’offre thématiques permettant aux entrepreneurs de regrouper leurs forces sur des sujets identifiés comme stratégique. Le succès des appels d’offre web 2.0, serious game, proxima, etc. ont montré la réactivité de l’écosystème des entreprises numériques. Ces appels d’offre constituent une source de financement non-négligeable pour la R&D. Ils sont aussi un signal fort et un vecteur de rassemblement autour de thèmes porteurs. Ils sont particulièrement adaptés à l’innovation et à l’entrepreneuriat numérique dans lequel la collaboration, le partage de briques logicielles et le développement communautaires sont importants. Les outils comme le programme Think Digital permettant d’aider les entreprises à sélectionner les thèmes qu’elles souhaitent voir soutenus devraient aussi être développés.

Ouvrir les données publiques. L’aide à l’entrepreneuriat peut aussi se faire en aidant les entreprises à accéder aux données publiques ou à des pools de données privées ayant passé des accords en ce sens. Dans le marché mondialisé du numérique, il est ainsi difficile aux sociétés françaises de développer des services. Leurs concurrents étrangers peuvent développer leurs applications en utilisant les données publiques mises gratuitement à leur disposition par l’état. A l’aide de cet apport en nature qui leur permet de tester leur modèle, ils vendent ou distribuent les premières versions de leurs applications, recueillent des retours d’utilisateurs, complètent leurs outils, construisent des démonstrateurs pour lever des fonds supplémentaires, etc. Une application mise en ligne sur Internet, sur l’Apple Store, ou sur Android est immédiatement disponible partout dans le monde. Les conditions initiales de développement sont donc fondamentales pour résister à la concurrence internationale. A défaut, de nombreux entrepreneurs français sont contraints de renoncer à toute une catégorie de services.

Jérémy Legardeur (Enseignant chercheur à l’ESTIA) ” La créativité au service de l’innovation”

Les processus de créativité et d’innovation sont des phénomènes complexes qui se développent en fonction de conditions intrinsèques et extrinsèques à l’entreprise. Cette présentation vise à montrer comment les processus d’émergence et de confrontation des idées lors des toutes premières phases de développement des produits et services innovants peuvent être étudiés, encouragés et accompagnés selon différentes modalités. Pour cela, l’exposé s’appuie tout d’abord, sur un témoignage des résultats obtenus dans le cadre de la manifestation intitulée : Les 24h de l’innovation®. Dans un deuxième temps, une présentation sera faite sur les activités de recherches qui portent sur l’accompagnement des processus créatifs mais également sur les phases de maturation et de consolidation des idées basées sur l’échange, l’évaluation et la confrontation collective.

Gérard Cachier (Consultant, XMP Business Angel) “Préparer une levée de fonds avec des Business Angels”

On fait une perspective sur les différents moyens de financements d'une start up, une présentation du capital risque, et on précise ce qu'est une levée de fonds. Dans une deuxième partie, on décrit ce que sont les Business Angels en France, avec un focus sur l'association XMP Buiness Angels.

Laure Reinhart (Directeur Général délégué en charge de l’innovation à OSEO) ” Dispositifs d’aide à l’innovation d’OSEO ”

L'innovation est aujourd'hui au coeur des politiques de relance des économies. Mais la façon d'appréhender l'innovation a subi de profonds changements ces dernières années: innovation ouverte, innovation collaborative, innovation sociétale et environnementale ont complété les innovations technologiques traditionnelles. En parallèle, les moyens mis à disposition d'OSEO par l'Etat français, les collectivités territoriales et l'Europe, ont augmenté de façon significative. L'exposé abordera ces différentes questions.

Philippe Roy (Délégué Adjoint de Cap Digital) “Le financement des projets collaboratifs”

Après une présentation du Pôle de Compétitivité Cap Digital et de ses services, Philippe Roy mettra en avant le rôle du Pôle dans le montage et le financement des projets de R&D collaborative. Les bénéfices apportés par le Pôle seront mis en avant par une description de l’usine à projets du Pôle et des illustrations de ses actions récentes liées aux appels R&D et aux Investissements d’Avenir.

Karim Tekkal (Co-fondateur de Safe-IA, Ingénieur Chercheur au CEA LIST) “De la technologie à la start-up : parcours d’un projet innovant sur le campus de Saclay”

Cette présentation a pour objet la démarche de création de la société Safe-IA, depuis l'idée de transfert jusqu'à sa naissance effective. Elle a pour trame de fond les processus de maturation et d'incubation du plateau de Saclay. Elle sera ensuite suivie d'un retour d'expérience sur les différents aspects de ce processus.

public/seminaires/seminaire-2010-11-18.1290593624.txt.gz · Dernière modification: 2012/11/21 12:51 (modification externe)
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